Samedi 17 mai 2008

Il est dans mon corps

Un estuaire qui pourrait te plaire

Dans mon esprit

Une terre en jachère

 

Cours-y vite au crépuscule perforé des cèdres

Le zénith est redoutable à l’horizon des mers asséchées

Il tarit les élixirs de  providence

Pour ceux qui usent leurs audaces

Aux poussières improbables

Des utopies ensablées.

 

Il est dans mon corps

Un estuaire qui pourrait te plaire

Dans mon esprit

Une terre en jachère

 

A l’embouchure de mon poignet

Une veine fleuve irrigue le delta de ma main

A l’affut des ressacs de plaisirs.

 

Anoblis de concert par le tangage loyal

Je bannirai  les ancres esclaves

Pour hisser  nos voiles mêlées

 Vers une immensité  d’azur limpide.

 

© Marie NONAME 2008

par Marie NONAME communauté : Art Libre
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Mardi 26 février 2008
La dignité c'est

Ecarter d'un doigt la moisissure sur le pot de confiture
Avant que son enfant ne se lève

Se retourner pour sourire à l'éboueur à 8h du mat en partant au boulot
Alors que tu ne sais pas si tu arriveras encore à tenir une journée au milieu de ces cons

Attendre que la porte se referme pour aller faire mourir ton cœur dans la cuvette des WC
Quand l'autre part en ne te laissant que les copeaux d'un amour à balayer

T'étendre sur le ventre contre le carrelage glacial
Pour trouver de quoi réagir quand tu entends rire ta solitude dans toutes les pièces

Ne pas dire moi pour ne pas mendier toi

© Marie NONAME / 2007
par Marie NONAME communauté : Art Libre
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Dimanche 24 février 2008
Je ne te vois pas, tu me devines
Et nous écoutons l'écho de nos mots
Nos révoltes, et nos doutes
Dans le murmure des phrases clandestines
Nous fuyons les querelles intestines
Tu me relèves sans y prendre garde
Je t'accompagne peut-être sans franchir
La frontière de la décente distance
Compagnon de jeux d'idéaux,
Le sourire pudique pétille
Dans la coupe de la connivence.



© Marie NONAME / 2008
par Marie NONAME communauté : Vive le désordre !
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Mardi 19 février 2008

Sur mon front
la sueur du mensonge universel
sur mes tempes
le battement des ailes de l'hypocrisie
Sur mes joues
les larmes de dépit de la honte
Dans ma bouche
la salive spoliée de l'innoncence perdue
Dans mon cou
le parfum rance de la rancoeur émergée
Sur mes reins
Les sillons de l'angoisse

Dans mes mains
Les lignes de la vie

Dans mes mains
les lignes de la vie

© Marie NONAME / 2008
par Marie NONAME communauté : Art Libre
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Mercredi 30 janvier 2008

Et quand bien même,
Nous ne penserions qu'au bien
N'y aurait il pas des nuits de rébellion
Ou l'esprit se sentirait à l'étroit
Dans sa robe de bure virginale

Ou le corps écorchant la décence
De ses pores dilatés, boulimiques
Ouvrirait sa gueule béante
Pour crier des psaumes exorcistes
A la rage des encodeurs de style de vie

Ou les mains refuseraient enfin
L'ordre stupide des doigts vengeurs
Pour paniquer la nature obsolète
Des austères censures bétonnées ?



© Marie NONAME / 2008
 
par Marie NONAME communauté : Art Libre
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Mercredi 30 janvier 2008
L'empreinte froissée du souvenir
Jardin d'eden, terre de plaisir
Enveloppe le sommeil d'un parfum enivrant.
Réminiscence d'un instant fugace d'abandon,
Multiples bourgeons toujours prêt à éclore,
Encore et encore dans le déni du passé fugitif.
Improbable cassure
les rêves ne mutilent pas la réalité
ils sont les tuteurs du printemps des sens
Appellant l'éveil des sentiments.

© Marie NONAME / 2008
par Marie NONAME communauté : Art Libre
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Jeudi 17 janvier 2008
Dans le noir ou dans le flou
Qu'importe la nuance
Il y a toujours un verrou
Qui accompagne ton errance

Au bout du corridor bientôt
Je n'accompagnerai plus ton regard
Happé par un infaillible repos
Tu me laisseras sur le quai de ton ultime gare

Tu t'égares dans le labyrinthe des pensées vides
Rien n'est pire souffrance que de te voir lâcher prise
Dans une présence aux sillons perfides
Dont les contours délavés par ta vie même se brisent

Souviens moi encore un peu
Je ne peux admettre ta fuite involontaire
Qui bientôt par le temps cruel ennemi
Me laissera de ton empreinte la seule destinataire

© Marie NONAME / 2008
par Marie NONAME
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Mercredi 16 janvier 2008

Le bandeau sur les yeux
Le condamné distingue le halo de ta barbarie
Toi qui maitrise l'indifférence
Comme un art majeur de ta destinée
Tant de corps déchus, tant d'âmes bannies
L'horreur ne s'use pas

Toi homme, femme, fils, fille de l'humanité
N'estime plus ton reflet avant de consigner tes actes
Dans le grand livre des réquisitoires
Pense à ces siècles de destruction
A ces poings serrés sur des veines gonflées de révolte
A ces sourires d'enfants figés dans les ruines de l'innocence

Mortel ton monde est un charnier
Que tu alimentes chaque jour de tes démences
L'aliénation n'est pas dans l'improbable occultisme
Mais dans l'exhibition de ta complicité tacite.


© Marie NONAME / 2008
par Marie NONAME communauté : Art Libre
ajouter un commentaire commentaires (2)    recommander
Mercredi 16 janvier 2008
Tu Volcanises ton corps
A la passion de ta vie novice
Tu Cries ta faim de cador
Et ta soif jamais repue de justice
J’ai toujours su tes élans enflammés
Qui ont souvent brûlés mes entrailles
Et  tuméfiés ma fierté
Dans la corolle de ton exubérance
Tu caches la pierre infaillible de ta pudeur
Celle que je sais par mon sang dans ton sang
Pouvoir jaillir d’un éclat de voix,
D’un regard détourné
Souviens-toi de cette rage perpétuée
Afin de défier les mondes de demain
La corde distendue de nos destins
Reliera à jamais
Ton hasard à mon sentiment charnel incorruptible


© Marie  NONAME / 2007
par Marie NONAME
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Mercredi 16 janvier 2008
anti_bug_fc

 

Il ne reste que ton silence pour étreindre mes soupirs

Que l’ indolence de ton cœur éparpillé dans d’autres contrées

Tu n’entends plus la légende de notre déraison

Promue à une évidence lentement fragmentée

 

La nuit s’achève sur la promesse d’une aube sans lumière

La fraîcheur de l’ombre embrassera longtemps mon corps

Sans répit, mon esprit imaginera un passé se noyant dans le présent et l’avenir

La caresse de ton émotion m’aura quitté sans regret

 

Le printemps est encore loin, réussirais je à l’esquisser

A saisir son dessein d’apaisement , pris au corps à corps de ma révolte

Je voulais donner à notre refrain un air de joyeuse plénitude

Je ne savais pas tes désespoirs exubérants

et les notes désaccordées de ton hymne de vie

 

Je reste là , mon esprit mécréant de la nature de l’homme

Trop abusée pour insuffler à mon cœur affaibli

La plus petite bouffée d’un espoir salvateur

Devrais je à tout jamais mettre en berne l’ illumination des sentiments ?

© Marie NONAME / 2007

par Marie NONAME
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander

Présentation

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Août 2008
L M M J V S D
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30 31
             
<< < > >>
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus