Il est dans mon corps
Un estuaire qui pourrait te plaire
Dans mon esprit
Une terre en jachère
Cours-y vite au crépuscule perforé des cèdres
Le zénith est redoutable à l’horizon des mers asséchées
Il tarit les élixirs de providence
Pour ceux qui usent leurs audaces
Aux poussières improbables
Des utopies ensablées.
Il est dans mon corps
Un estuaire qui pourrait te plaire
Dans mon esprit
Une terre en jachère
A l’embouchure de mon poignet
Une veine fleuve irrigue le delta de ma main
A l’affut des ressacs de plaisirs.
Anoblis de concert par le tangage loyal
Je bannirai les ancres esclaves
Pour hisser nos voiles mêlées
Vers une immensité d’azur limpide.
© Marie NONAME 2008